Technologie de surveillance

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Technologie de surveillance

Message par Révolte le Mar 3 Fév - 20:28



Videosurveillance, puce, repérage satéllite, fichage, empreinte, radar automatique... Les technologies d'intrusions prennnent de plus en plus de place dans nos sociétés démocratiques au nom d'une lutte contre les nouvelles menaces et d'une pseudo-sécurité qui briment nos libertés.

Comment le peuple et nos dirigeants politiques peuvent-ils accépter le développement de ces technologies qui amputent nos droits et libertés?
avatar
Révolte
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 4918
Age : 30
Opinions politiques : ...
Activité politique : ...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Elvirra Fecloni le Mar 3 Fév - 20:31

Hep Révolte... va falloir que tu penses a ouvrir tes questions, des fois que quelqu'un ait pas nos idées... Très heureux
avatar
Elvirra Fecloni
Académicien
Académicien

Nombre de messages : 1130
Opinions politiques : anarchiste?
Activité politique : anarchiste philosophe et non le contraire

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Remus le Mar 3 Fév - 20:40

J'avoue ne pas avoir catégoriquement tranchée la question... J'attend des avis pour me faire une opinion.

__________________________________
"Un idéal n'a aucune valeur si vous ne pouvez pas le mettre en pratique." Swâmi Râmdâs
"Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir." Tocqueville
" Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude." Benjamin Constant
avatar
Remus
Sage de Politeen
Sage de Politeen

Nombre de messages : 3464
Age : 26
Opinions politiques : Tendance libérale libertarienne
Activité politique : Destructeur d'idoles

Voir le profil de l'utilisateur http://jeunes-politique.forumpro.fr/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Chadagova le Mar 3 Fév - 20:51

Excellent article qui démonte pas mal d'idées reçues : Monde Diplo

Je n'y crois pas du tout. Le fichage devrait être réservé aux criminels au lieu de ça il est généralisé. La vidéo surveillance ne remplacera jamais une patrouille mobile et le coup des radars automatiques est une arnaque.

__________________________________
"C'est un défaut commun aux hommes que de confier aux autres leurs desseins." Spinoza

"La foi est différente de la preuve. L'un est humaine, l'autre est un don de Dieu." Pascal
avatar
Chadagova
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 3500
Age : 26
Opinions politiques : .

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Révolte le Mar 3 Fév - 20:58

J'ai le livre d'Armand Mattelart avec pour titre "la globalisation de la surveillance".
Je ne l'ai pas encore lu malheureusement ayant déja 3 ou 4 autres lectures en cours.
Si, il t'interesse Rémus, je me suis inspiré du résumer pour l'article?
avatar
Révolte
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 4918
Age : 30
Opinions politiques : ...
Activité politique : ...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Ven 20 Fév - 23:47

A lire sur le sujet :

- Le panoptique de Jeremy Bentham

- Surveiller et punir de Michel Foucault

- La zone du Dehors d'Alain Damazio (fiction)

On décrie beaucoup le Big Brother de 1984 mais le libéralisme, lui aussi, a son héritage en matière de surveillance et de contrôle.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Eone le Sam 21 Fév - 23:29

Je suis partagé. Ferme défenseur de la vie privé, je pense tout de même que mettre des webcam dans un bus par exemple est un bon système.

Mais il faut garantir la sécurité des données provenant des webcam. Comment stocker autant de donnée en en contrôlant l'accès. Pour l'instant, un hackeur bien placé, payé par je sais quelle fortuné en recherche de son ex-compagne peut récuperé les donnés du dit bus...

Quand a tout stoqué dans des gigantesques serveur gardé par des soldats a l'abris de pot de vin, impossible.

Pourtant, il faut bien stoqué ces données au grand minimum une semaine, si on veut qu'elle ait une quelconque utilité.

Quand tout au reste, ce que l'on connait, et ce que l'on ne connait pas (tient, par exemple, le tracage par carte bleu), toujour la meme chose. Les données sont capital en cas de crime, mais sont du coup accesible par quelqu'un qui en a les moyens. Impossible de sécurisé physiquement les données.

La question serait pour moi a quel point la sécurité doit t'elle empiété sur la vie privé. Que l'on disent qu'il doit y avoir aucun moyen de fichage est aussi dangeureux que le fichage lui meme. Regardé la suisse et les banques. On stoque tout, a n'importe qui. Ca fout un beau merdier, quand meme, non?
avatar
Eone
Colleur d'affiches
Colleur d'affiches

Nombre de messages : 15
Opinions politiques : Aucun / Gauche
Activité politique : Cyberacteur

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Elvirra Fecloni le Dim 22 Fév - 7:52

tu es sur que la Suisse est un beau merdier??? je comprends pas la...
avatar
Elvirra Fecloni
Académicien
Académicien

Nombre de messages : 1130
Opinions politiques : anarchiste?
Activité politique : anarchiste philosophe et non le contraire

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Révolte le Dim 22 Fév - 22:09

Je suis partagé. Ferme défenseur de la vie privé, je pense tout de même que mettre des webcam dans un bus par exemple est un bon système.
Pourquoi?
avatar
Révolte
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 4918
Age : 30
Opinions politiques : ...
Activité politique : ...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Eone le Dim 22 Fév - 23:05

Cela réduit très fortement la probabilité que le chauffeur de bus se fasse agresser. Les chauffeurs de bus ont rappellont-le une prime au risque de leur métier. Et mettre des gardien dans chaque bus ne ferait qu'augmenter le déficit qu'ils entrainent. Si on veut que les gens prennent le bus, pour l'écologie c'est capital, faut que cela ne coute pas trop cher a déployé. Donc si on veut que les chauffeurs de bus vivent vieux, faut des webcam. Ainsi, n'importe qui sait qu'il se fera arrêter si il agresse quelqu'un dans un bus.

Bon, pis c'est un exemple, hein. Chuis sur qu'il y a plein de chauffeur de bus heureux qui n'ont pas demandé de webcam et ne se sont jammais fait agressé, et raconteront a leur petit enfant des histoires a coté de la cheminé.

Elvirra Fecloni a écrit:tu es sur que la Suisse est un beau merdier??? je comprends pas la...
Je n'ai pas dit que la Suisse est un merdier. J'ai dit que les comptes en banque sans aucun controle, et donc aucune information privé (compte Suisse par exemple) sont un merdier. Je n'ai rien contre les suisses, rassuré vous Joyeux . Pis c'est un exemple, hein. Y a pas des méchant compte Suisse anonymes contre des gentils compte français plein de données personnel. C'est juste un exellent exemple de systeme annonyme et les défauts que cela comporte.
avatar
Eone
Colleur d'affiches
Colleur d'affiches

Nombre de messages : 15
Opinions politiques : Aucun / Gauche
Activité politique : Cyberacteur

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Mar 24 Fév - 17:22

Les questions techniques liées à la télésurveillance ne sont pas les questions les plus importantes. Il faut surtout chercher à comprendre les mécanismes du contrôle des foules et comment la télésurveillance y participe de manière flagrante.

Mais évidemment la surveillance ne se limite pas à la rue, elle est aussi quotidienne au travail, à l'école, à la caserne, à l'hôpital, etc. Elle est souvent plus discrète et moins emblématique que la caméra de surveillance qui vous braque partout où vous passez.

Je vais essayer de recopier d'ici peu un texte que j'ai déjà posté ailleurs - je m'étais fait chier à tout taper à la main, autant que ça serve lol -, extrait d'un bouquin d'Onfray de vulgarisation philosophique : L'anti-manuel de philosophie. Il illustre parfaitement la thématique du contrôle.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Mar 24 Fév - 17:30

Ah ben je l'ai retrouvé vite fait finalement. voila le texte en question :



Pourquoi votre lycée est-il construit comme une prison ?

Parce que dans cet endroit comme partout ailleurs, on n’aime pas la liberté et qu’on s’entend magnifiquement à la contenir, la réduire, la contraindre ou la limiter au maximum. Le pouvoir d’aller et venir, de circuler librement, sans entrave, de se mouvoir sans avoir de comptes à rendre, celui d’user comme on le souhaite de son temps, de ses nuits et de ses jours, de décider de ses heures de lever et de coucher, celui de travailler ou de se reposer, de manger, de dormir, tout ce qui manifeste l’autonomie de l’individu (la possibilité de décider de son existence dans le moindre détail) gêne considérablement la société dans son ensemble.

Voilà pourquoi elle a inventé un certain nombre d’institutions qui fonctionnent selon des techniques de quadrillage : quadrillage de votre espace, quadrillage de votre temps.

La société n’aime pas la liberté car elle n’engendre pas l’ordre, la cohésion sociale, la communauté utile mais plutôt l’éclatement des activités, l’individualisation et l’atomisation sociale. La liberté fait peur, angoisse : elle inquiète l’individu, qui se retrouve face à lui-même, dans le doute, devant la possibilité de choisir, donc d’expérimenter le poids de la responsabilité ; mais elle gêne également la société qui préfère des personnages intégrés dans le projet prévu pour chacun plutôt qu’une multiplicité de pièces jouées par des petits groupes d’individus.

Haine de la liberté et dressage social

L’usage libre de son temps, de son corps, de sa vie engendre une angoisse plus grande que si l’on se contente d’obéir aux instances génératrices de docilité — la famille, l’école, le travail et autres occasions d’en finir avec la liberté au profit d’une sécurité offerte par la société : une profession, un statut, une visibilité sociale, une reconnaissance par l’argent, etc. Voilà pourquoi, pour éviter l’angoisse d’une liberté sans objet, les hommes aiment si souvent se jeter dans les bras de machines sociales qui finissent par les ingérer, les broyer, puis les digérer.

Dès votre plus jeune âge, l’école vous prend en charge pour vous socialiser, autant dire pour vous faire renoncera votre liberté sauvage et vous faire préférer la liberté définie par la loi. Le corps et l’âme sont façonnés, fabriqués. On inculque une façon de voir le monde, d’envisager le réel, de penser les choses. On norme. L’écolier du primaire, le collégien, le lycéen, l’étudiant des classes préparatoires subissent l’impératif de rentabilité scolaire : les points à accumuler, les notes à obtenir, au-dessus de la moyenne de préférence, les coefficients qui décident de ce qui est important ou non pour bien vous intégrer, les livrets qui constituent autant de fiches de police associées à vos mouvements administratifs, les copies à rédiger selon un code très précis, la discipline à respecter dans le moindre détail, l’objectif du passage dans la classe supérieure, le théâtre du conseil de classe qui examine l’étendue de votre docilité, la distinction des sections en fonction des besoins du système, l’obtention des diplômes comme autant de sésames, même si, en soi, ils ne servent à rien : tout vise moins pour vous une compétence (sinon pourquoi n’être pas bilingue après sept années d’apprentissage d’une langue étrangère ?) qu’une mesure de votre aptitude à l’obéissance, à la docilité, à la soumission aux demandes du corps enseignant, des équipes pédagogiques et de direction.

Et l’architecture du lycée me direz-vous ? Elle suppose qu’à chaque moment de la journée, dès que vous entrez dans l’établissement jusqu’au moment où vous en sortez, on sache où vous vous trouvez et ce que vous y faites. Votre usage du temps dans un lieu fait l’objet d’un marquage, d’un pointage et d’un savoir rigoureux. Le lycée, c’est un bâtiment avec des flux, des circulations de personnes qui vont et viennent, se rendent dans une salle, en quittent une autre, se dirigent vers une documentation, un réfectoire, une salle de sport ou d’informatique, un atelier. Ces flux s’activent à des moments précis de la journée : entrée du matin, changements de cours et sortie du soir.

Pas vu, pas pris

Quiconque contrôle ces flux contrôle les individus qui les constituent.

Chaque passage de groupe se matérialise, chaque passage d’individu se repère, surtout s’il a lieu pendant une heure de cours, car il signale alors un dysfonctionnement (on va aux toilettes, à l’infirmerie, au bureau d’un responsable de discipline, à la documentation, on devient nomade quand tout vous force à la sédentarité). D’où une installation des bureaux aux points névralgiques des passages : surveillants, conseillers principaux d’éducation (le nom a changé, plus présentable, mais la fonction reste celle du préfet de discipline de jadis), personnel d’encadrement (responsables de sections, de groupes, de niveaux, etc.). Partout, vous devez pouvoir être vu. C’est le principe du panoptique : là où vous êtes, quelle que soit votre activité, on vous voit. L’architecture du lycée est faite pour organiser cette visibilité perpétuelle de vos mouvements et de vos stations.

Le quadrillage de l’espace est rendu possible par l’architecture. Celui de votre journée, puis de votre année, par l’emploi du temps. Avec l’abscisse du lieu occupé par votre classe (la salle de cours numérotée) et l’ordonnée du moment de la journée (le découpage des heures), on obtient la possibilité d’un croisement qui informe en permanence l’autorité du lieu où vous vous trouvez/Votre visibilité est maximale. Les sonneries contraignent aux déplacements, aux rythmes, les cahiers d’appel signalent votre présence ou votre absence. Et le plan de classe affine l’opération de repérage : à l’heure dite, au lieu dit, vous occupez un espace déterminé (deux mètres cubes d’air) que vous pouvez quitter seulement avec la permission de l’autorité (le professeur qui vous invite au tableau, à distribuer des photocopies ou des devoirs corrigés, sinon la sonnerie qui prépare le changement de lieu).

Votre liberté individuelle disparaît dans les quadrillages d’espace (l’architecture) et les quadrillages de temps (l’administration). La même logique de panoptique préside au fonctionnement des casernes, des prisons et des ateliers, avec des aménagements propres à chaque endroit : des sirènes au lieu des sonneries, des pointages à la place des appels, des cellules en guise de salles de cours, des grades plutôt que des notes, du tir au fusil et non la rédaction de copies, le mitard ou les arrêts de rigueur pour remplacer les colles et les retenues, le licenciement équivalant au renvoi, le tribunal des prud’hommes au conseil de discipline, les contremaîtres remplaçant les surveillants et les professeurs, etc. Chaque fois, on veut un bon écolier, un bon soldat, un bon citoyen, un bon ouvrier. La liberté, pour quoi faire ? Car il s’agit avant tout d’encager les possibilités multiples de la liberté pure pour les contraindre à passer par le trou d’aiguille de la discipline sociale. Le but non avoué étant d’éteindre les formidables puissances de désordre contenues dans une liberté sans limite.

Aux plus dociles, à ceux qui renoncent le plus visiblement à leur liberté individuelle, la société reconnaissante distribue des gratifications : emplois, postes de responsabilité, autorité déléguée, grade dans la hiérarchie, puissance sur autrui, salaires qui permettent de consommer, donc d’apparaître tel un individu modèle d’intégration. Diplômes, carrière, travail, revenu : la société ne ménage pas ses cadeaux aux éléments les plus décidés à collaborer à son projet. Le panoptique guette partout où la liberté existe : dans la famille, dans la relation avec les autres, au travail bien sûr, mais aussi dans son quartier, sa cité, son pays.

Et bientôt, sur la planète entière. Une poignée seulement résiste aux appels de la sirène pour préférer une plus grande liberté, même s’il faut le payer d’une moins grande sécurité ou d’une moindre visibilité sociale.

À vous de choisir : serez-vous de cette poignée ?

Michel Onfray, antimanuel de philosophie.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Remus le Mar 24 Fév - 17:43

Y'avait le même topic dans la section anar de Jeune et Po, l'article en soit bien trop sensationaliste, mais il a le mérite de créer le débat.

http://jeunes-politique.forumpro.fr/anarchisme-f7/pourquoi-votre-lycee-est-il-construit-comme-une-prison-t1331.htm

__________________________________
"Un idéal n'a aucune valeur si vous ne pouvez pas le mettre en pratique." Swâmi Râmdâs
"Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir." Tocqueville
" Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude." Benjamin Constant
avatar
Remus
Sage de Politeen
Sage de Politeen

Nombre de messages : 3464
Age : 26
Opinions politiques : Tendance libérale libertarienne
Activité politique : Destructeur d'idoles

Voir le profil de l'utilisateur http://jeunes-politique.forumpro.fr/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Mar 24 Fév - 17:53

Oui je sais c'est moi qui l'ai posté là-bas aussi Clin d'oeil

En quoi est-il sensationnaliste ?

A préciser qu'Onfray a écrit ce bouquin en guise de manuel de philo de niveau terminale, c'est pour ça qu'il parle de ce que connaissent les lycéens et non pas du panoptique au bureau ou à la caserne.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Remus le Mar 24 Fév - 18:15

Non ce n'est pas le bon mot, disons que Onfray aime occulter certaines choses par pure idéalisme, afin de mieux s'indigner contre les évidences de notre société.

__________________________________
"Un idéal n'a aucune valeur si vous ne pouvez pas le mettre en pratique." Swâmi Râmdâs
"Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir." Tocqueville
" Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude." Benjamin Constant
avatar
Remus
Sage de Politeen
Sage de Politeen

Nombre de messages : 3464
Age : 26
Opinions politiques : Tendance libérale libertarienne
Activité politique : Destructeur d'idoles

Voir le profil de l'utilisateur http://jeunes-politique.forumpro.fr/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Révolte le Mar 24 Fév - 19:45

Comme quoi?
avatar
Révolte
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 4918
Age : 30
Opinions politiques : ...
Activité politique : ...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Mar 24 Fév - 23:26

En fait son texte est un petit résumé - que je trouve personnellement assez habile - d'une partie du contenu de Surveiller et punir de Foucault. Si on s'intéresse au détail du quadrillage et à ce genre de trucs, on peut lire Foucault par la suite. L'architecture, effectivement, joue un grand rôle dans le contrôle des foules. Tout cela est très bien expliqué dans cet ouvrage majeur et de surcroit très bien écrit.

Sinon on retrouve le thème du dressage, de la normalisation et du mot d'ordre dans Mille plateaux de Deleuze et Guattari. C'est souvent biscornu mais certains passages sont réellement fulgurants. A l'occas' j'en recopierais peut-être un bout sur ce topic.

Peut-être que si j'avais rédigé ce texte à la place d'Onfray, je me serais abstenu de la conclusion, à partir du moment où il évoque les dociles et encourage le lecteur à ne pas en devenir un. Ca aurait été plus "neutre"...
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Chadagova le Ven 27 Fév - 18:16

Son texte a le mérite de faire réfléchir. L'analyse des flux et du contrôle incessant est très pertinente. Toute fois, on se trouve dans un lycée, c'est à dire dans un lieu où des mineurs passent leur journée sous la responsabilité d'un personnel compétant. Je trouve normal qu'il y ait un certain encadrement sans cela tombe dans l'excès. Jusqu'à preuve du contraire un étudiant est là pour étudier et non pour fumer des pétards dans les toilettes (ça il peut le faire ailleurs). Le système de valorisation du mérite est propre à notre méritocratie.

__________________________________
"C'est un défaut commun aux hommes que de confier aux autres leurs desseins." Spinoza

"La foi est différente de la preuve. L'un est humaine, l'autre est un don de Dieu." Pascal
avatar
Chadagova
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 3500
Age : 26
Opinions politiques : .

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Révolte le Ven 27 Fév - 21:39

Chadagova a écrit:Son texte a le mérite de faire réfléchir. L'analyse des flux et du contrôle incessant est très pertinente. Toute fois, on se trouve dans un lycée, c'est à dire dans un lieu où des mineurs passent leur journée sous la responsabilité d'un personnel compétant. Je trouve normal qu'il y ait un certain encadrement sans cela tombe dans l'excès. Jusqu'à preuve du contraire un étudiant est là pour étudier et non pour fumer des pétards dans les toilettes (ça il peut le faire ailleurs). Le système de valorisation du mérite est propre à notre méritocratie.
Je me suis dit pareil cet aprés-midi. L'analyse d'Onfray est juste mais comment ne pas contrôler les flux? Peut-on céer un lycée ou profs et étudiants étudiraient, arriveraient et partiraient quand ils le souhaitent?
Prenons le cas de l'hôpital. Imaginez des AS et infirmieres organiser leur travail sans la moindre transmission avec un risque qu'il y'ait un manque de personnel à une période. Ce pourrait être fatal pour les patients. Le contrôle des flux est une nécéssité.
avatar
Révolte
Idéologue
Idéologue

Nombre de messages : 4918
Age : 30
Opinions politiques : ...
Activité politique : ...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Sam 28 Fév - 0:04

Il existe le fameux lycée autogéré expérimental, à Paris je crois. Les résultats au Bac ne sont pas top mais il faut voir que ce lycée recueille tous les ans des jeunes qui sont en difficulté scolaire, en particulier avec les principes d'autorités et de contrôle. Y'a eu un petit reportage sur ce lycée récemment à la téloche.

Ce qu'on peut en conclure, c'est que si tous les étudiants n'ont pas leur Bac à la fin de l'année, nombre sont ceux à le retenter l'année d'après alors qu'ils avouent qu'ils seraient passés à autre chose s'ils étaient restés dans un lycée normal. Et surtout, ils ont acquis une maturité qui les a tous ou presque transformés durant leur scolarité dans cet établissement.

[Ce lycée ne flique pas puisqu'il autorise les élèves à sécher.]
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Authentiks le Dim 1 Mar - 9:53

tout vise moins pour vous une compétence (sinon pourquoi n’être pas bilingue après sept années d’apprentissage d’une langue étrangère ?) qu’une mesure de votre aptitude à l’obéissance, à la docilité, à la soumission aux demandes du corps enseignant, des équipes pédagogiques et de direction.

Il emploie les expressions qu'il veux... ça s'appelle se socialiser, apprendre le respect des autres et en particulier des ainés, savoir où commence notre liberté et où commence celle des autres. C'est liberticide ça ?
Vivre ensemble implique des compromis évidents, selon sa définition de la liberté on devrait vivre comme un ours pour être libre.
Si les jeunes en difficultés que tu décris avaient été socialisés dès leur plus jeune age ils se seraient bien mieux intégrés. Et la meilleure méthode pour apprendre c'est beaucoup de soutien et d'encadrement, c'est reconnu universellement (qu' on ne me dise pas que ça ne favorise pas l'initiative et l'autonomie, la plupart des PDG passent par là.)

D'ailleurs l'école est le meilleur moyen d'apprendre à rfléchir par soi-même.
avatar
Authentiks
Philosophe
Philosophe

Nombre de messages : 2111
Age : 26
Opinions politiques : Libéral
Activité politique : RIen

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Remus le Dim 1 Mar - 10:22

Onfray est un anarchiste. Il aime bien jacasser contre l'autorité mais prend bien soin d'évincer le problème. Il n'évoque pas de solution.

__________________________________
"Un idéal n'a aucune valeur si vous ne pouvez pas le mettre en pratique." Swâmi Râmdâs
"Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir." Tocqueville
" Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude." Benjamin Constant
avatar
Remus
Sage de Politeen
Sage de Politeen

Nombre de messages : 3464
Age : 26
Opinions politiques : Tendance libérale libertarienne
Activité politique : Destructeur d'idoles

Voir le profil de l'utilisateur http://jeunes-politique.forumpro.fr/forum.htm

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Dim 1 Mar - 21:02

Le propos du livre n'est pas de donner des solutions. Il en propose ailleurs, genre dans Politique du rebelle je crois. Je rappelle qu'il s'agit d'un manuel (anti)scolaire de philosophie qui se contente d'aborder des grands thèmes tels que la conscience, la technique, l'éthique, etc.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Dim 1 Mar - 21:18

RedStar a écrit:
tout vise moins pour vous une compétence (sinon pourquoi n’être pas bilingue après sept années d’apprentissage d’une langue étrangère ?) qu’une mesure de votre aptitude à l’obéissance, à la docilité, à la soumission aux demandes du corps enseignant, des équipes pédagogiques et de direction.

Il emploie les expressions qu'il veux... ça s'appelle se socialiser, apprendre le respect des autres et en particulier des ainés, savoir où commence notre liberté et où commence celle des autres. C'est liberticide ça ?

Je ne saisis pas l'a-propos de ton commentaire par rapport à ce que tu as cité. Le sens de sa phrase est évident, on n'enseigne pas aux enfants des compétences, on leur enseigne avant tout à obéir et à se normaliser.

Daniel Colson décrit l'enseignement scolaire de notre pays par l'image du potier. Ce dernier part d'une boule de matière totalement informe et tord cette matière jusqu'à obtenir le résultat escompté.
L'enseignement libertaire est plus semblable à la sculpture sur bois, là où la forme du matériau brut (bûche, branche, souche) conditionne le résultat final. L'enseignement libertaire prend en compte les spécificités individuelles des élèves pour les exploiter au maximum. L'enseignement national traditionnel fait le contraire, il élague toutes les spécificités individuelles des élèves pour les formater en un produit fini unique : le petit citoyen modèle.
Dans cette optique, le lycée typique français est bel et bien construit sur le modèle architectural de la caserne et de la prison.

RedStar a écrit:Vivre ensemble implique des compromis évidents, selon sa définition de la liberté on devrait vivre comme un ours pour être libre.

Onfray ne fait pas du tout l'apologie d'un individualisme forcené qui exclue toute vie sociale. Qu'est-ce qui te fais penser cela dans ce texte ?

RedStar a écrit:Si les jeunes en difficultés que tu décris avaient été socialisés dès leur plus jeune age ils se seraient bien mieux intégrés. Et la meilleure méthode pour apprendre c'est beaucoup de soutien et d'encadrement, c'est reconnu universellement (qu' on ne me dise pas que ça ne favorise pas l'initiative et l'autonomie, la plupart des PDG passent par là.)

D'ailleurs l'école est le meilleur moyen d'apprendre à rfléchir par soi-même.

Les jeunes élèves du lycée autogéré expérimental de Paris sont tous pour la plupart des fils de bourges qui ne branlaient rien ni à l'Education Nationale, ni dans le privé. Cela n'a rien à voir avec un pseudo déterminisme misérabiliste genre "mal des banlieues" et autres clichés. Il n'est pas question non plus de désociabilisation chez ces jeunes.

Cette mise au point faite, je rappelle que c'est justement l'enseignement traditionnel qui les a poussé à l'échec scolaire. D'où leur présence dans une structure qui porte de l'attention à l'individu et qui ne le considère pas comme faisant partie d'un élevage en batterie.
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par aoxomoxoa le Dim 1 Mar - 21:30

J'ai ressorti mon exemplaire de Mille Plateaux de Deleuze et Guattari pour l'occasion. Il y a un "plateau complet" sur le langage, et beaucoup de phrases indiquent l'importance du langage comme mot d'ordre, notamment à l'école. Je ne vais pas recopier tout à la main car ça serait un travail de dingue, je vais juste relever quelques phrases caractéristiques :

La maîtresse d'école ne s'informe pas lorsqu'elle interroge un élève, pas plus qu'elle n'informe quand elle enseigne une règle de grammaire ou de calcul. Elle "ensigne", elle donne des ordres, elle commande.

Spengler note que les formes fondamentales de la parole ne sont pas l'énoncé d'un jugement ni l'expression d'un sentiment, mais "le commandement, le témoignage d'obéissance, l'assertion, la question, l'affirmation ou la négation."

Les mots ne sont pas des outils ; mais on donne aux enfants du langage, des plumes et des cahiers, comme on donne des pelles et des pioches aux ouvriers. Une règle de grammaire est un marqueur de pouvoir, avant d'être un marqueur syntaxique.

Dans tout mot d'ordre, même d'un père à son fils, il y a une petite sentence de mort - un Verdict, disait Kafka.

John Zerzan, l'anarcho-primitiviste américain, prétend que les problèmes de l'humanité ont commencé entre autre avec l'invention du langage (enfin bon il est extrêmement radical Joyeux)
avatar
aoxomoxoa
Démago
Démago

Nombre de messages : 297
Opinions politiques : ---
Activité politique : ---

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Technologie de surveillance

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum