Biographie de personnages historiques

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Biographie de personnages historiques

Message par Admin-Nord le Sam 26 Avr - 15:02

Suite à l'idée de révolte de creer une biographie sur le personnage historique de son choix.
L'équipe Politeen vous creer ici un sujet pour les publier.
Bon courage à chacun des membres qui se lanceraient dans l'aventure Clin d'oeil
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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Sam 26 Avr - 15:35


Che Guevara ou Le Che (prononcer « tché ») est né le 14 juin 1928 à Rosario en Argentine et exécuté le 9 octobre 1967 à La Higuera (Bolivie), Il est un révolutionnaire marxiste et homme politique d'Amérique latine, dirigeant de la guérilla internationaliste cubaine.

Alors qu'il est jeune étudiant en médecine, Guevara voyage à travers l'Amérique latine, se qui le met en contact direct avec la pauvreté, dans laquelle beaucoup de gens vivent alors. Son expérience et ses observations pendant ces voyages l'amènent à la conclusion que les inégalités socio-économiques peuvent seulement être changées par la révolution. Cette conclusion le pousse à intensifier son étude du marxisme et à voyager au Guatemala afin d'apprendre des réformes entreprises par le président Jacobo Arbenz Guzmán, renversé quelques mois plus tard par un coup d'État appuyé par la CIA.

Peu après, Guevara rejoint le mouvement du 26 juillet, un groupe paramilitaire dirigé par Fidel Castro. Après plus de deux ans de guérilla, ce groupe prend le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959. Guevara occupe ensuite plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain, échouant en partie dans l'industrialisation du pays, et écrit plusieurs ouvrages sur la pratique de la révolution et de la guérilla. En 1965, il quitte Cuba avec l'intention d'étendre la révolution au Congo-Léopoldville, sans succès, puis en Bolivie où il est capturé et exécuté sommairement par l'armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA.

Après sa mort, Che Guevara est devenu une icône pour les mouvements révolutionnaires marxistes du monde entier. Une photo de lui par Alberto Korda est considérée comme une des plus célèbres au monde.
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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Sam 26 Avr - 17:17

Autres héros politique et révolutionnaire Très heureux:D



Je pense que tous connaît assez cet imminent personnage pour me passer de sa bio. Mort de rire Mort de rire





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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Mar 10 Nov - 12:58

Abstenons nous de les oubliés : Louise-Michel , Eugène Pottier
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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Romulus l'Ours le Mar 10 Nov - 15:28



Biographie intéressante d'un personnage qui a marqué plus dans les actes que l'histoire, elle nous permet de découvrir cet homme, grand oublié de l'histoire française, qui peut être considérer comme un des plus grands sociaux démocrate, sinon un despote éclairé que la défaite de Sedan fera tomber dans l'oubli.

__________________________________

« à présent nous sommes délivrés de cette peur permanente du communisme qui nous poussait naguère à nous jeter dans les bras de tout dictateur éprouvant la même peur ». (Jimmy Carter, président des USA, discours du 22/05/1977)
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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Lun 18 Jan - 22:36

Un grand homme: Patrice_Lumumba
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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Jeu 11 Fév - 21:52

Fernand-Léonce Emile Pelloutier est né le 1er octobre 1867 et décédé 13 mars 1901 à Paris. C'est une des grandes figures du syndicalisme français au XIXe siècle.
Esprit rebelle dans une famille de tradition monarchiste, il stoppe ses études après un échec au baccalauréat et devient journaliste en 1886. Il est d'abord attiré par les idées républicaines, puis rallie le socialisme et adhére au Parti ouvrier français de Jules Guesde en 1892. Il écrivit avec Aristide Briand une brochure intitulée De la révolution par la grève générale. Mais Pelloutier est ensuite séduit par les idées anarchistes.
Élu secrétaire de la Fédération des Bourses du travail en 1895, il critique la stratégie terroriste de Ravachol et préfère développer les Bourses du travail.
Sous sa direction, le nombre de bourses progresse fortement, passant de 33 en 1894, à 81 en 1901. Par leur vocation et leur fonction, ces lieux apparaissent aux yeux des exploités plus efficaces et pragmatiques que les simples syndicats de métier.
Pour Pelloutier, les bourses du travail sont l'expression du syndicalisme intégral. Elles sont pensées comme des organisations de solidarité, les bourses étant dotées de divers services de mutualité :
bureaux de placement, caisses de solidarité, caisses de maladie,
chômage, décès…
Ces lieux sont dotés de bibliothèques destinées à permettre aux travailleurs de mieux comprendre leur situation par les lectures d'Adam Smith, Pierre-Joseph Proudhon, Karl Marx, Kropotkine, Émile Zola, Bakounine… Il y organise également des cours du soir.
Il s'attachera autant à développer les Bourses qu'à maintenir leur autonomie dans le cadre d'une CGT
qu'il regarde avec méfiance. Après avoir eu toute sa vie des ennuis de santé, il meurt prématurément et dans le dénuement en 1901.
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François-Claudius Koenigstein dit Ravachol

Message par Révolte le Sam 13 Fév - 19:00



François Claudius Koënigstein (son père était d'origine néerlandaise), dit Ravachol (du nom de sa mère, Marie) est un militant et terroriste anarchiste né le 14 octobre 1859 à Saint-Chamond (Loire) et mort guillotiné le 11 juillet 1892 à Montbrison. Ravachol était un ouvrier teinturier. Il faisait vivre sa mère, sa soeur, son frère et s'occupera de son neveu. Il était très pauvre. Il jouait le dimanche, pour pouvoir survivre, de l'accordéon dans des bals, à Saint-Étienne.
Ayant vécu une enfance difficile, il commence à errer dans les milieux sombres dès ses 8 ans.



Anarchiste illégaliste, athéiste

Ravachol sera arrêté et jugé pour avoir commis 3 crimes crapuleux en province mais surtout pour avoir fait sauter à Paris la maison des magistrats chargés du procès de trois anarchistes (Descamps, Dardare et Léveillé furent passés à tabac par la police pour avoir manifesté avec le drapeau rouge à Levallois le premier mai 1891). Auteur de trois attentats à la dynamite contre des représentants de la justice.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une manifestation se déroule pour obtenir les journées de travail de huit heures, des affrontement ont lieu, les agents de la Police tirent sur la foule, cela se solde par neuf morts
(dont des femmes et des enfants) parmi les manifestants. Et le même jour, à Clichy, dans un défilé où prennent part des anarchistes, des incidents graves éclatent, et trois anarchistes sont amenés au
commissariat, ils y sont interrogés (et violentés avec coups et blessures). Un procès (l'Affaire de Clichy) s'ensuit, où deux des trois anarchistes sont condamnés à des peines de prison (malgré la situation paradoxale).

Ces événements, mais aussi la répression destinée aux communards, qui dure depuis l'insurrection de la Commune de Paris de 1871, révoltent Ravachol, et l'amènent à des actes de terrorisme. Il pose des bombes dans les habitations de l'avocat général Bulot (chargé du ministère public), du conseiller Benoit qui présidait les assises lors de l'affaire de Clichy. Dénoncé par un employé de restaurant, dénommé Lhérot, Ravachol est capturé. En représailles, le restaurant où travaille Lhérot explose la veille du procès de Ravachol.

Arrêté le 30 mars 1892 pour ses attentats au restaurant Véry (24, boulevard de Magenta, Paris Xe), son procès aux assises a lieu le 26 avril, et il y est condamné à la réclusion à perpétuité. Ravachol est condamné à mort dans un second procès pour trois assassinats dont deux pour lesquels la
participation de Ravachol reste très douteuse (celle du meurtre, reconnu par Ravachol, de l'ermite de Montbrison est la conséquence avouée de la misère dans laquelle Ravachol se démenait).

Au procès, François-Claudius Koenigstein dit Ravachol accueille sa condamnation en criant "Vive l'Anarchie !". Il sera guillotiné, non sans avoir chanté quelques obscénités anticléricales en se rendant à l'échafaud...

Lors du jugement, il expliquera sa vision illégaliste de l'anarchie. Issu d'un millieu très pauvre, Ravachol
affirme que ce sont la société et les différences sociales qui l'ont poussé à tuer pour survivre et faire vivre les siens.

Le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant jette une bombe à la Chambre des députés française pour le venger.

__________________________________
"Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister." Charles Baudelaire
"Ce n'est pas la révolte en elle même qui est noble, mais ce qu'elle exige, même si ce qu'elle obtient est encore ignoble" Camus
"La société, ce n'est pas l'Etat. L'Etat n'est que le gérant d'une société anonyme qu'il a pris l'engagement de servir, mais qu'il ne se charge, en réalité, que d'exploiter." Pierre Reverdy
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Louis Antoine Léon de Saint-Just ou l'archange de la révolution

Message par Révolte le Sam 6 Mar - 16:45



Né le 25 août 1767 à Decize, mort le 27 juillet 1794 à Paris, Saint-Juste est le fils d’un cultivateur
quinquagénaire qui fut chevalier de Saint-Louis en récompense de ses services dans l’armée.
Après des études chez les oratoriens de Soissons, c’est à Reims qu’il fera son droit en compagnie de Brissot et de Danton.
Sa haine de l’Ancien Régime vientprobablement de la lettre de cachet qu’aurait fait lancer contre lui sa
mère après qu’il lui eut dérobé quelques bijoux et objets précieux.
En 1789, il publie Organt, poèmesatirique inspiré par les œuvres de Machiavel,de Rousseau et de Montesquieu qui condamne la monarchie et l’aristocratie.
En 1789, après un séjour à Paris où il a assisté aux débuts de la Révolution, il quitte la capitale pour
Blérancourt, en Picardie, où sa famille s’était installée en 1777. Il s’y taille bientôt la réputation d’un révolutionnaire exalté : il est lieutenant-colonel de la garde nationale en juillet 1789, participe à
la fête de la Fédération l’année suivante, escorte la voiture du roi Louis XVI au retour de Varennes, et se lie avec Robespierre.

Elu en septembre 1791 à l’Assembléelégislative, il ne peut y siéger en raison de sa jeunesse. Un an plus
tard, élu député de l’Aisne à la Convention en septembre 1792 ,Saint-Just rallie la Montagne, aux côtés de Robespierre, de Danton, de Marat et de Desmoulins.
À la Convention, Saint-Just devientl’un des principaux orateurs de la Montagne dès le procès de Louis XVI.
Il joue un rôle important dans la rédaction de la Constitution de 1793
et dans la lutte qui oppose les Montagnards [1] aux Girondins [2]. Entré au Comité de salut public, il devient le porte-parole de ses collègues devant la Convention.

Du 16 octobre 1793 au 4 janvier 1794,Saint-Just est à l’armée du Rhin. Il y rétablit la discipline, nomme un
nouveau commandant en chef, refuse toute négociation avec l’Autriche,prend Bitche et délivre Landau. Il repart en mission le 28 avril pour ydégager la frontière menacée. Saint-Just bouscule les plans des
généraux et s’impose aux soldats par son courage. La seule stratégie qu’il connaisse est l’offensive. Les Autrichiens sont battus à Courtraiet écrasés à Fleurus.

Mis dans l’impossibilité, le 9 thermidor, de lire le discours qu’il avait préparé (« Je ne suis d’aucune faction : je les combattrai toutes... » Il n’ira guère plus loin), il assiste impassible à l’offensive des Conventionnels de la Montagne et de la Plaine contre Robespierre. Son indéfectible attachement à Robespierre va le conduire à l’échafaud. Lassée des débordements de la Terreur, la Convention ordonne l’arrestation desdeux hommes. Ils sont exécutés le 27 juillet 1794.

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Re: Biographie de personnages historiques

Message par Révolte le Mer 31 Mar - 16:41




Robert Charles Surcouf (12 décembre 1773[1] à Saint-Malo [2] - † 8 juillet 1827) est un corsaire français . Marin intrépide, il harcela les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement dans les mers de l' Europe , mais aussi dans celles de l'Inde . Il acquit de ce fait une réputation, et fit fortune en faisant la course.

Fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose- Julienne Truchot de la Chesnais[3]. Il est notamment le descendant de Duguay -Trouin par sa mère. Ses parents, commerçants , le destinaient à la prêtrise, mais il s'engage dès treize ans[4] comme volontaire sur l' Aurore en partance vers les Indes . À vingt ans, il est déjà capitaine de La Créole qui fait le trafic d'esclaves. Surcouf embarque sur l'Aurore en 1789, il n'a pas encore 16 ans. C'est en 1787, à 13 ans et demi, qu'il a accompli son premier voyage sur le Héron. Aucun document ne permet de confirmer qu'il a commandé la Créole mais, comme il s'agissait d'un voyage illégal, c'est possible.

Surcouf est né à Saint -Malo , rue du Pélicot pour certains, ou rue de la Bertaudière pour d' autres . Ce serait en 1787 qu'il embarque comme apprenti navigant (futur officier) sur le Héron qui part au cabotage.

En 1794, il est enseigne de vaisseau , faisant fonction de second sur la frégate la Cybelle dans l' océan Indien . Il connaît son baptême du feu lors du 1er combat de la Rivière Noire à l' île de France : la Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart , parviennent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. Ce sera le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État. Il va rapidement devenir corsaire et n'aura jamais dépassé le grade d'enseigne dans la marine officielle.

Nommé capitaine à l'âge de vingt ans, il commanda successivement les corsaires la Clarisse, la Confiance et le Revenant.

Quelques jeunes gens de l'île de France armèrent un petit corsaire pour Surcouf, qui fit voile pour les côtes de l'Inde, avec un équipage de Lascars (marins indiens). À l' embouchure du Bengale, où il se dirigea d'abord, il rencontra un petit convoi escorté par un bateau -pilote , armé en guerre ; il aborda le bateau-pilote et le prit ; il s'empara ensuite des bâtiments marchands britanniques, se débarrassa de ses prises , de son propre navire , et passa sur le schooner avec dix-neuf hommes seulement.

Mais Robert Surcouf, le plus célèbre des armateurs malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l' abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien.

Ce premier succès enhardit Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu'il apercevra, en corsaire non autorisé, car il est parti de l'île de France sans ces lettres -patentes, qu'on appelle lettres de marque, qui donnaient au vol sur mer une légalité officielle.

Peu après, avec son bateau, n'ayant que deux canons, Robert Surcouf met le cap sur un gros trois-mâts : c'était un vaisseau de la compagnie des Indes, monté par 150 Européens et armé de 26 canons de 12 ; il se nommait le Triton . Il dut son succès à un stratagème faisant cacher tout son équipage pour se faire passer pour un des pilotes du Gange. Surcouf se fit maître du vaisseau, n'ayant eu que deux blessés et un mort parmi les siens. Il fait signer un cartel d' échange à ses prisonniers, les envoie à Madras sur son petit schooner qu'il dépouille de toutes ses armes et mène son importante capture à l'île de France.

Il remet à la mer le plus tôt qu'il peut, pour profiter de la chance qui paraît lui sourire, et cette fois c'est avec un corsaire un peu plus grand.

Chassé par trois vaisseaux de la Compagnie, il parvient au moyen d'une manœuvre habile à les isoler ; puis, les attaquant séparément, il en enlève deux, et contraint le troisième à prendre la fuite.

Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Il avait armé en course sans autorisation à sa première croisière ; aussi quand il avait attéri avec le Triton, on avait confisqué sa prise.

Cependant les autorités de l'ile de France consultèrent le Directoire qui, voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposa au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, la valeur de ses prises qu'on avait vendues au profit de la colonie ; il reçut 700.000 francs.

En 1801, il revint alors en à Saint-Malo, et M. B… le trouvant assez riche, il épousa celle pour l' amour de laquelle il avait pris une carrière aussi aventureuse. Il pouvait vivre heureux à Saint-Malo ; mais un marin ne renonce pas si aisément à la mer. Surcouf, armateur et capitaine, fit de nouvelles
campagnes, heureuses comme les précédentes. Surcouf, riche et
considéré, ne resta pas longtemps oisif. Il avait goûté de la mer,
comme disent les marins, et la terre semblait fade et monotone. Ses tempêtes, ses courses, ses combats, lui manquaient ; il partit de nouveau.

Par la suite , d'autres corsaires prendront la mer sous son service.

Robert Surcouf est célèbre pour ses activités de corsaire (dont le fait d'armes que constitua la prise du Kent, le (7[5] ou le 31 août[6] ou encore le 7 octobre[7] selon les sources) 1800 dans le Golfe du Bengale) et pour sa conception de la guerre sur mer contre la Grande-Bretagne plus orientée vers la guerre d'usure que l'affrontement d'escadres. Après la paix avec la Grande- Bretagne et alors qu'il participait a un dîner en présence de ses anciens ennemis britanniques, l'un d'eux lui dit : « Enfin, Monsieur , avouez que vous, Français, vous battiez pour l'argent tandis que nous, Anglais , nous battions pour l'honneur… » Surcouf lui répondit d'un ton calme : « Certes, Monsieur, mais chacun se bat pour acquérir ce qu'il n'a pas. » Surcouf, n'était pas seulement valeureux marin, il avait aussi le sens de la répartie. Pour lui, il est plus efficace de saper l' économie de l'adversaire que de détruire ses navires armés. Il finança lui-même l'armement de nombreux navires de guerre légers : l'Auguste, la Dorade, la Biscayenne, l'Edouard, l'Espadon, le Ville-de-Caen , l'Adolphe et le Renard

Napoléon se déplacera en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine (de vaisseau) et le commandement d'une escadre, que Surcouf refusera; on doit reconnaître qu'il n'avait pas tellement le sens de la discipline. Plaidant pour l'attaque des lignes de communication , peut-être a-t-il a contrario su convaincre son interlocuteur, puisque deux ans plus tard Napoléon instaurera un blocus économique contre la Grande-Bretagne; mais, après Trafalgar, il n'avait guère d'autre choix. Cependant, l' histoire de la guerre sur mer montre que la course et le blocus ne l'ont jamais emporté contre les escadres dominantes.

L'Empire abattu, Surcouf accomplit un autre exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, il se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l' offre très imprudemment: Surcouf tua ou blessa les 15 premiers à la suite mais laissa aller le dernier (qui était le plus jeune et devait probablement être quelque peu démoralisé par le spectacle auquel il avait assisté) pour qu'il puisse témoigner que tout s'était passé dans les règles . Après avoir disparu quelque temps , Surcouf revint tranquillement chez lui passer entre les siens le reste de son âge, aussi heureux qu'Ulysse.

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