Les ravages de notre scolarité

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Chadagova le Sam 24 Avr - 9:09

Joli texte. Donc l'anarchie adviendra naturellement ?

L'État devient une puissance autonome, indépendante de la masse
Je ne suis pas du tout d'accord avec ce processus. L'Etat ne devient jamais autonome par rapport au socle populaire qui le légitime. Historiquement on n'a jamais vu ça. Étatisme et libéralisme ne sont que des reflux de l'Histoire qui se succèdent sans qu'on puisse distinguer une destinée ou un avènement libertaire. De la même manière, qu'est ce qui prouve que la vie en cité avec une morale soit la règle ? Absolument rien !

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Sam 24 Avr - 10:32

De la même manière que privatiser rend privé c'est à dire donne un pouvoir, une propriété de façon privée et exclusive,
Oui et alors?
Ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui contribuent à l'effort de financement.

socialiser vise à détenir collectivement le pouvoir, l'administration.

Ce n'est pas très précis, collectivement? tout le monde? certains? comment? qui choisit les modalités?
[quote]Lorsque j'écris "rendre à la société" j'entends le mot "Société" par opposition au mot "État". La société, c'est à dire le peuple, la masse, dont émane naturellement un pouvoir politique -puisqu'il vit en communauté- a investi l'État de ce pouvoir.

En réalité l'État perdure dans l'Anarchie, par le biais des conseils, des assemblées populaires, etc. Au sens strict, c'est l'État. Mais c'est l'État qui désormais ne fait plus qu'un avec la société. Le pouvoir n'est plus abandonné à l'État qui l'emporte en le volant aux masses comme dans le système présent. Bien au contraire le pouvoir ne se sépare plus du peuple dont il émane, d'où le besoin de décentralisation. L'État et la Société, qui sont respectivement l'aspect "autoritaire" et "humain" de la société, sont réunis. C'est en résumé, le projet anarchiste, de la démocratie directe.
Je suis bien ton raisonement mais n'adhère pas car il est fondamentalement holiste, tu parles de société, de masse, de peuple alors que c'est par ces vocales, ces schèmes du langage dirait Nietzsche qui permettent justement l'émergence du pouvoir politique que tu dénnonces... Tout simplement parce que le peuple, la masse... ça n'existe pas! Pas en dehors d'une visée politique, car le seul vrai pouvoir ne peut qu'émerger de l'individu souverain, maitre de lui même et de ce qui lui appartient. De fait une démocratie directe fantasmé à l'autogestion pose autant de problème, défois plus, défois moins, qu'une démocratie parlementaire. Le problème n'est pas institutionnel, il est relationnel. Que le pouvoir politique soit celui du conseil autogéré de machin chose ou le gouvernement de la république fraôncaise , celui ci n'a aucune légitimité à intervenir contre la volonté d'un individu en dehors du droit naturel.

Mais bon je crois qu'en fait on est d'accord, je veux juste en être certain.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Romulus l'Ours le Sam 24 Avr - 20:59

Les écoles de l'Etat ne sont pas gratuites tu les payes par l'impot et la dette

Et bien, les pauvres y accèdent aussi bien que les riches a un prix convenable pour chacune de ses catégories.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Sam 24 Avr - 21:02

Et bien, les pauvres y accèdent aussi bien que les riches a un prix convenable pour chacune de ses catégories.
C'est faux les pauvres payent les études des riches tandis que leurs propres enfants envisagent des études souvent plus courtes.

Laisser l'éducation à l'Etat est un véritable crime :p

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Docteur Saint James le Dim 25 Avr - 13:07

Chadagova a écrit:Joli texte. Donc l'anarchie adviendra naturellement ?

J'ai dit ça où ?

Je ne suis pas du tout d'accord avec ce processus. L'Etat ne devient jamais autonome par rapport au socle populaire qui le légitime. Historiquement on n'a jamais vu ça.

Je n'ai pas dit que l'État devenait autonome mais qu'il devenait une puissance autonome, comme un Dieu. Comme un Dieu, l'État est le produit de la masse : comme un Dieu il s'en détache et finit par prendre un pouvoir sur ses créateurs. Les dirigeants ne sont pas liés par un mandant impératifs, ils se succèdent et mentent, trafiquent les données officielles, manipulent les thèmes de campagne, etc ce qui trahit le divorce entre la Société et l'État. En théorie, l'État est sensé représenter la société qu'il gouverne. Or le pouvoir s'éloigne, se centralise, les données deviennent de plus en plus techniques, le plus souvent elles demeurent secrètes ou créent des scandales alors que la démocratie réelle exige la totale transparence, la société s'abstient d'aller voter, les règles de la représentation trahissent complètement les principes de la démocratie, etc. L'État et la minorité au pouvoir organise l'accès au pouvoir de façon traître. Le pouvoir, créature de la société investie du pouvoir de la société entière (du pouvoir législatif, des impôts etc) ne représente pas la société et n'agit pas dans son intérêt.

Étatisme et libéralisme ne sont que des reflux de l'Histoire qui se succèdent sans qu'on puisse distinguer une destinée ou un avènement libertaire. De la même manière, qu'est ce qui prouve que la vie en cité avec une morale soit la règle ? Absolument rien !

Coupez ! On la refait ?

Ce n'est pas très précis, collectivement? tout le monde? certains? comment? qui choisit les modalités?

On parle des établissements scolaires. Un établissement scolaire doit être la propriété de ses usagers : parents, profs, élèves. Il doit être administré par ses propres usagers. Les universités doivent l'être par les étudiants et le corps enseignant (éventuellement avec la participation de la population voisine étant donné la taille et l'impact de l'implantation d'une université).
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Chadagova le Mer 28 Avr - 18:56

J'ai dit ça où ?
Tu parles de perte des rapports entre l'Etat et la société, de laquelle découlerait une absorbtion de l'État par la société. Le désintérêt pour les affaires politiques ne serait il pas la première manifestation de ce phénomène ?

l'État devenait une puissance autonome, comme un Dieu.
Un Dieu ne peut être une puissance autonome, sans croyant pour le reconnaitre il est condamné à disparaitre.

Comme un Dieu, l'État est le produit de la masse
Et non justement, Dieu n'est pas le produit d'une masse, mais d'une personne (Moïse et le buisson ardent pour les monothéismes). Il y a une dimension individuelle inhérente à la foi et absente ou en tout cas très minimim dans le rapport Etat-Individu. Chacun est seul face à Dieu, tandis que nous sommes une masse de citoyens pour l'Etat.

L'État et la minorité au pouvoir organise l'accès au pouvoir de façon
traître. Le pouvoir, créature de la société investie du pouvoir de la
société entière (du pouvoir législatif, des impôts etc) ne représente
pas la société et n'agit pas dans son intérêt.
Ok je pense comprendre ce que tu dis. Tu parles en fait du pouvoir qui est à la base l'instrument de la société et qui finit entre les mains de l'Etat.

Je ne suis pas d'accord, là encore on agite l'avatar de l'Etat pour mieux se couvrir. Concrètement qu'est ce que l'Etat ?



Une dizaine de palais où siègent des gérontes ? Une armée de fonctionnaires au service d'une chimère ?
Un trésor fait de nos impôts ? L'Etat n'est rien sinon une autorité qui assure l'ordre et qui pour cela a nécessairement besoin de pouvoirs. L'Etat n'a jamais volé le pouvoir à la société, elle l'a toujours eu. De la même manière, la société ne s'est jamais faite déposséder, elle conserve toujours une forme de pouvoir sur l'Etat (la révolte). Tout est une question de rapport de force. Il semble que le rapport soit en faveur de l'Etat en ce moment, mais en était il ainsi dans la deuxième moitiée du XIX eme siècle, où il éclatait des révoltes tous les quatre matins ? Certes l'Etat se centralise, se bureaucratise... mais l'Etat perd aussi des pouvoirs, la crise économique en est une belle démonstration.


L'État et la minorité au pouvoir organise l'accès au pouvoir de façon traître


L'Etat n'est pas dirigé pas une petit oligarchie. L'Etat est théoriquement reconnu pas tous(en tout cas il
fonctionne comme si il l'était), nous sommes donc tous responsables de son fonctionnement. Il convient à la société (à nous) d'entretenir ce rapport de force et de la faire pencher en notre faveur. Il s'agit de faire comprendre aux dirigeants qu'ils ne sont pas invulnérables tout en entretenant le pouvoir de la société sur
l'État.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Docteur Saint James le Mer 28 Avr - 20:37

Chadagova a écrit:Tu parles de perte des rapports entre l'Etat et la société, de laquelle découlerait une absorbtion de l'État par la société. Le désintérêt pour les affaires politiques ne serait il pas la première manifestation de ce phénomène ?

Si, complètement. Mais je ne vois pas le rapport avec ta remarque selon laquelle l'anarchie adviendrait naturellement.

l'État devenait une puissance autonome, comme un Dieu.
Un Dieu ne peut être une puissance autonome, sans croyant pour le reconnaitre il est condamné à disparaitre.

Je crois que tu ne comprend pas ce que je veux dire. Les dieux sont des puissances autonomes au sens où à partir du moment où l'Homme les invente, les dieux prennent pratiquement un pouvoir sur lui. Ils lui dictent sa nature et des règles morales. Pourtant dans l'hypothèse où Dieu est une invention humaine, Dieu, la créature de l'Homme, réussi l'exploit de dicter des règles à l'Homme comme s'il était devenu une puissance autonome. Évidement qu'il ne l'est pas. Il ne l'est que dans la mesure où les hommes sont là pour le faire exister. Exactement comme l'État.

Comme un Dieu, l'État est le produit de la masse
Et non justement, Dieu n'est pas le produit d'une masse, mais d'une personne (Moïse et le buisson ardent pour les monothéismes). Il y a une dimension individuelle inhérente à la foi et absente ou en tout cas très minimim dans le rapport Etat-Individu. Chacun est seul face à Dieu, tandis que nous sommes une masse de citoyens pour l'Etat.

C'est complètement faux. Le christianisme est le seule religion qui soit individualiste, et encore ! Elle ne l'est qu'en théorie, selon le message du Christ et pour les protestants. Pour les autres les divinités sont des créations sociales. La preuve la plus manifeste c'est qu'elles existent déjà lorsqu'un individu particulier nait. A la naissance de Chadagova, le christianisme et son dieu avait déjà été inventé. Je ne vois pas matière à s'étendre plus longuement sur le sujet (hormis à étendre davantage encore le nombre de malentendus) mais l'idée que je voulais faire passer est que l'État, comme Dieu, est une création de l'homme (et j'insiste : une création sociale), ce qui n'est pas franchement un scoop.


Une dizaine de palais où siègent des gérontes ? Une armée de fonctionnaires au service d'une chimère ?
Un trésor fait de nos impôts ? L'Etat n'est rien sinon une autorité qui assure l'ordre et qui pour cela a nécessairement besoin de pouvoirs. L'Etat n'a jamais volé le pouvoir à la société, elle l'a toujours eu. De la même manière, la société ne s'est jamais faite déposséder, elle conserve toujours une forme de pouvoir sur l'Etat (la révolte).

Je n'ai pas laisser entendre le contraire. La société a toujours la possibilité de conserver son pouvoir en refusant d'obéir et en ce sens, ce n'est pas l'État qui prend mais la société qui laisse prendre, sauf que je ne te parle pas de ça !

La société française, en 1958, s'est accordé en très grande majorité à donner le pouvoir politique à un État selon des modalités de la Constitution du 4 octobre. Depuis le jour de son adoption par la société française, cet État est devenu le gestionnaire légal de la France. A travers le référendum de 1958 la société se dote directement d'un État. La Constitution garantie par ailleurs aux français de 1958 que des élections au suffrage universel maintiendront le lien entre les français et leurs institutions (entre la société et l'État). Des élections régulières et à tout les niveaux du pouvoir se chargent de faire de l'État un gérant représentatif de son peuple. Le peuple n'abandonne son pouvoir que dans la mesure où ce dernier est périodiquement remis entre ces mains (tous les 5 ans, le temps d'une législature) afin qu'il puisse à nouveau investir un nouveau gérant.
Le peuple est donc le souverain, c'est à dire le détenteur naturel du pouvoir politique qu'il délègue (par commodité) à un gérant. Or, il y a divorce entre le peuple et le gérant du pays.
On peut très bien simplifier en parlant d'un village et d'un chef, le problème est le même. Si peuple fait appel à un gérant c'est pour avoir l'esprit tranquille. Évidement, c'est un piège énorme pour le peuple. Le gérant profite de sa place pour son intérêt personnel, ment et truque les bilans, les rapports, les statistiques alors qu'il est nommé pour le service du peuple ce qui me fait écrire : "l'État ne représente ni ne fonde plus sa légitimité sur le pouvoir que lui délivre la Société ; l'État devient une puissance autonome, indépendante de la masse, alors qu'en théorie, elle devrait lui être fidèlement liée !". "L'État trahit la société. Il s'en éloigne. Il ne lui ressemble plus." A cela s'ajoute la désertion de la vie politique par la société, point culminant de la fétichisation de l'État : si le village ne vient même plus demander des comptes au gérant, qu'il laisse une minorité voter, alors le gérant conserve le pouvoir de toute cité mais sans être tenu, dans la pratique, de rendre des comptes à toute la société. La société délivre son pouvoir et ne surveille pas l'usage que le gérant en fait. Alors le gérant détient le pouvoir et en fait ce qu'il veut. Le gérant qui était l'employé de la Société est désormais un tyran autonome. Bien sûr, il a toujours besoin de l'obéissance de la société mais cette obéissance n'est qu'une question théorique qui ne semble pas poser trop de problèmes dans la pratique. Dans la pratique, le village a un gérant mais c'est comme s'il avait oublié que ce poste de gérant avait été créé par et pour la société. Le gérant tient son pouvoir de la société, ledit peuple souverain qui lui a délégué cette compétence (le peuple conservant de fait la compétence de la compétence, c'est à dire la compétence d'attribuer la compétence) mais l'État n'est désormais plus un poste en CDD qu'on réinterroge tous les X ans. C'est une certitude. Un Dieu en CDI.

J'espère m'être fait comprendre cette fois.


L'Etat n'est pas dirigé pas une petit oligarchie.

Je n'ai pas dit ni pensé cela. Seulement l'organisation de l'État est telle qu'il ne représente qu'une fraction de l'intérêt général. C'est le principe de la démocratie bourgeoise. La démocratie est représentative, est favorise les forces politiques du système.

L'Etat est théoriquement reconnu pas tous(en tout cas il fonctionne comme si il l'était), nous sommes donc tous responsables de son fonctionnement. Il convient à la société (à nous) d'entretenir ce rapport de force et de la faire pencher en notre faveur. Il s'agit de faire comprendre aux dirigeants qu'ils ne sont pas invulnérables tout en entretenant le pouvoir de la société sur l'État.

La société possède de fait le pouvoir que auquel tu fais allusion, et qui est de réaffirmer le pouvoir de la société sur l'État, là dessus nous sommes parfaitement d'accord. La société est engagé dans un "contrat de gestion" par lequel l'État gère les affaire de la société, mais la société demeure souveraine et peut à chaque instant demander la restitution de son pouvoir naturel. Mais tout cela n'est que de la théorie !!! L'État s'est accaparé le pouvoir comme s'il avait toujours été sien. Il trompe et ment. La société n'a pas compris qu'en donnant un si grand pouvoir à un gestionnaire, celui-ci avait la possibilité de dominer la société par les moyens de la société : l'éducation, l'information, le droit, les institutions, les divertissements, etc qui on rendu la société aveugle à ce vol. La société n'a été dépossédé du pouvoir puisqu'à chaque élection c'est encore elle qui l'attribue au gérant. Et quand bien même on la déposséderait elle aurait encore le pouvoir de désobéir. Mais le pouvoir qu'elle donne à gérer est détourné de façon si traître qu'on peut dire que le pouvoir a été dérobé. La société n'a plus le pouvoir effectif (càd le pouvoir concret, sur les institutions), il lui reste seulement la souveraineté (le pouvoir de donner le pouvoir) qu'elle ne peut exercer que dans une révolte (encore de la théorie... pour ne pas dire du rêve).



PS : quand la pensée s'emporte un peu loin, on a vite du mal à trouver les mots pour se faire comprendre, je suppose que tu connais ça
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Chadagova le Sam 1 Mai - 21:33

Je crois que tu ne comprend pas ceque je veux dire. Les dieux sont des puissances autonomes au sens où à partir du moment où l'Homme les invente, les dieux prennent pratiquement un pouvoir sur lui. Ils lui dictent sa nature et des règles morales. Pourtant dans l'hypothèse où Dieu est une invention humaine, Dieu, la créature de l'Homme, réussi l'exploit de dicter des règles à l'Homme comme s'il était devenu une
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Je comprends même si je ne suis pas d'accord, ta conception du divin me semble un peu caricatural.

C'est complètement faux. Lechristianisme est le seule religion qui soit individualiste, et encore !
Là encore, je parle de Dieu et de foi, non de religion (qui induit forcement une dimension collective).

J'espère m'être fait comprendre cette fois.
Oui tu as entièrement raison sur le processus d'autonomisation.

La société n'a plus le pouvoir effectif (càd le pouvoir concret, sur les institutions), il lui reste seulement la souveraineté (le pouvoir de donner le pouvoir) qu'elle ne peut exercer que dans une révolte (encore de la théorie... pour ne pas dire du rêve).

Je saisis ton analyse. Au vue de l'actualité on peut légitimement se questionner sur la perte de souveraineté de la société. Cependant ce divorce peut à tout moment être remis en cause. Je ne pense pas qu'il faille généraliser cette léthargie à toute l'Histoire. Les régimes se font et se défont aux grès des événements. Qui aurait prévu l'élection de Louis Napoléon Bonaparte comme président de la République et la restauration de l'Empire ?

L'homme est un animal mue par ses désirs, il peut être fondamentalement irrationnel si les circonstances se présentent. La révolte est une réaction naturelle, un acte spontané de mécontentement dont on ne perd pas l'usage. Rien ne peut prédire ce qui se passera.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Miicky93 le Lun 3 Mai - 20:25

Moi je pense surtout que l'école est basé sur la production d'une élite qui favorise la reproduction sociale. La culture scolaire est trop proche de la culture bourgeoise et sa facilite la réussite scolaire des catégories supérieurs. Ca c'est le problème !
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Lun 3 Mai - 20:54

Tient un vrai bourdieusien.

Ce que tu dis est très naif car en fait, depuis la vague des "nouveaux pédagogues" dans les années 80 et plus largement des communistes qui nécrosent le système depuis l'après guerre, c'es précisément la perspective inverse qui a été enclenché.

A savoir non pas seulement une démocratisation de l'école qui aurait été salutaire, mais bien une massification de l'école, une accéssibilité accrue par une baisse du niveau progressif, un nivellement par le bas des exigences et des connaissances responsable du piètre niveau des élèves aujourd'hui.

Cette école dévoyée certes transmet une forme de culture légitime pour reprendre les termes de Bourdieu. Mais elle est orientée, simplifiée, caricaturée et même faussée totalement au nom justement du sacro saint principe que tu exposes: "les pauvres" n'ont pas cette culture donc il ne faut pas trop exiger d'eux.

Non seulement le propos est très méprisant pour les classes moyennes basses ou les classes populaires dont je fais parti, car il suppose qu'un fils d'ouvrier/employé ne peut avoir l'ouverture d'esprit suffisante pour s'intéresser à la culture, la vraie (fut-elle dominante ou bourgeoise), mais en plus ils permettent de conforter la classe dominante que tu dénonces. Car si on apprend pas la culture à l'école, ou l'apprend t-on? Seules les familles "bourgeoises" possèdent un capital culturel suffisamment décent pour donner à leurs enfants toutes les chances de réussir. Et les autres, puisqu'on les a jugé incapable d'apprendre cette culture légitime car bourgeoise, se retrouvent mis en touche; à lire du Marc Lévy en classe ou à étudier des chansons de RAP ou à regarder des films en cours de langue avec des exigences aux rabais et se retrouvent abrutis par l'école de la Répoublique.

Mais ton propos va plus loin, puisque tu sembles insinuer que la culture légitime, que tu qualifies de bourgeoise (c'est vrai que l'héritage grec est très bourgeois!) est illégitime à être enseigné. Or c'est cette culture héritière des Lumières et de l'Hummanisme qui a permis à ces individus d'être ou de se maintenir en tant qu'élite, c'est à dire comme des hommes perfectionnement leur intellect par la littérature, la philosophie, l'art, la science. Oui ces disciplines ne sont pas populaires, certes ce n'est pas du foot, ou de l'atelier slam (je n'ai rien contre, mais pour moi ça n'a pas sa place dans l'enseignement, après rien ne t'empêches de le faire) ou encore je ne sais quel autre boite à fabrique du "vivre ensemble", mais se sont les seules qui permettent d'accomplir pleinement la dimension arhétique de l'homme.

Il faut cesser avec ces suppositions relativistes.


Dernière édition par Remus le Mar 4 Mai - 14:41, édité 1 fois

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Miicky93 le Mar 4 Mai - 8:05


A savoir non pas seulement une démocratisation de l'école qui aurait été salutaire, mais bien une massification de l'école, une accéssibilité accrue par une baisse du niveau progressif, un nivellement par le bas des exigences et des connaissances responsable du piètre niveau des élèves aujourd'hui.



Certes, mais cette démocratisation et massification a permis à 80% d'une même classe d'âge d'avoir le baccalauréat.

Non seulement le propos est très méprisant pour les classes moyennes basses ou les classes populaires dont je fais parti, car il suppose qu'un fils d'ouvrier/employé ne peut avoir l'ouverture d'esprit suffisante pour s'intéresser à la culture, la vraie (fut-elle dominante ou bourgeoise), mais en plus ils permettent de conforter la classe dominante que tu dénonces. Car si on apprend pas la culture à l'école, ou l'apprend t-on? Seules les familles "bourgeoises" possèdent un capital culturel suffisamment décent pour donner à leurs enfants toutes les chances de réussir. Et les autres, puisqu'on les a jugé incapable d'apprendre cette culture légitime car bourgeoise, se retrouvent mis en touche; à lire du Marc Lévy en classe ou à étudier des chansons de RAP ou à regarder des films en cours de langue avec des exigences aux rabais et se retrouvent abrutis par l'école de la Répoublique.

Oui l'école transmet une culture légitime mais dans mes propos je n'est jamais dit que les classes populaires , dont je fais aussi parti, n'ont pas "une ouverture d'esprit suffisante" loin de là je pense le contraire même si tu as pu le comprendre implicitement. Mais les inégalités de départ jouent un rôle trop important , car oui seul les classes "bourgeoises" possèdent un capital culturel suffisant pour assurer l'avenir de leurs enfants même si je suis d'accord l'école est (ou doit être) "l'outil" qui permet d'apprendre une culture, et réduire les inégalités de départ pour le respect de l'égalité des chances. Il faut développer les politiques qui visent à réduire ces inégalités de départ.
Cependant, j'etais dans un collège classé comme étant une ZEP, je suis dans un lycée public du 93 et je n'est jamais étudié des textes de RAP,de slam ou quoi que se soit d'autre en francais qui pourrait "réduire" le niveau.
De plus si les familles des classes dominantes n'apprécies pas l'école de la République laique et gratuite, elles ont les moyens d'envoyer leurs enfants en école privée là ou le niveau est plus élevé.
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Mar 4 Mai - 12:36

Certes, mais cette démocratisation et massification a permis à 80% d'une même classe d'âge d'avoir le baccalauréat.
C'est une pure hypocrisie, et tu le sais, que d'affirmer que le bac aujourd'hui représente la même chose que le bac des années 50 60 ou même 80.
D'ailleurs, c'est un processus bien connu et logique: plus une frange importante de la population à un diplome X, moins celui ci est rare sur le marché du travail, donc moins il a de valeur aux yeux des acteurs.
Mais outre cet effet mécanique, le bac a été constamment revu au rabais pour justement faire gonfler les chiffres que tu exposes fièrement. C'est justement cette politique démagogique consistant à faire croire que tout le monde doit avoir un bac qui a imposé peu à peu un nivellement par le bas. Etant donné que tout le monde ne peut pas avoir les mêmes capacités (et heureusement), il ne reste plus qu'une seule solution pour satisfaire cet impératif populiste: vider le diplôme de sa substance pour le rendre accessible et conforter ainsi l'ego de chacun.

La culture scolaire est trop proche de la culture bourgeoise et sa facilite la réussite scolaire des catégories supérieurs.

Oui l'école transmet une culture légitime mais dans mes propos je n'est jamais dit que les classes populaires , dont je fais aussi parti, n'ont pas "une ouverture d'esprit suffisante" loin de là je pense le contraire même si tu as pu le comprendre implicitement.

Si c'est ce que tu as dis:

La culture scolaire est trop proche de la culture bourgeoise et sa facilite la réussite scolaire des catégories supérieurs.

Par ces propos tu sous entends clairement que la "classe bourgeoise" est avantagé par rapport aux autres classes. Ainsi, au nom du sacro saint égalitarisme, il faut lutter contre cette "inégalité" bourgeoise... en faisant quoi? En apprenant une autre culture à l'école? Laquelle?

"l'outil" qui permet d'apprendre une culture, et réduire les inégalités de départ pour le respect de l'égalité des chances. Il faut développer les politiques qui visent à réduire ces inégalités de départ.
Les inégalités de départ? Quelles sont-elles? Comment sont-elles déterminées? Qui fixe les modalités de celles ci? De leur lutte?

L'école n'est pas une fabrique à l'uniformisation des valeurs, fussent-elles bienveillante. Chaque parent devrait être libre de choisir l'école de son enfant, et les écoles devraient être entièrement libre dans leurs méthodes d'enseignements et programmes.

Cependant, j'etais dans un collège classé comme étant une ZEP, je suis dans un lycée public du 93 et je n'est jamais étudié des textes de RAP,de slam ou quoi que se soit d'autre en francais qui pourrait "réduire" le niveau.
Pourtant le phénomène grandit et j'en ai fais les frais.

De plus si les familles des classes dominantes n'apprécies pas l'école de la République laique et gratuite, elles ont les moyens d'envoyer leurs enfants en école privée là ou le niveau est plus élevé.

L'école de la République n'est ni laique, ni gratuite!
L'école privée n'est ni privée, car elle est financée en grande partie par l'Etat, et ne choisit aucunement ses programmes et reste très largement sous les girons des inspecteurs académiques.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Romulus l'Ours le Mar 4 Mai - 15:19

C'est une pure hypocrisie, et tu le sais, que d'affirmer que le bac aujourd'hui représente la même chose que le bac des années 50 60 ou même 80.

Non, il est même plus dur. Sujet de 1967 a l'appui par rapport a l'anale de bac actuel.

Avant de bêler bêtement les mêmes conneries que tout le monde, faudra que t'aille les regarder les fameux sujets, parce que moi je trouve ça bidon.

L'école de la République n'est ni laique, ni gratuite!

Laïque si, gratuite pour les plus pauvres oui. T'es riche tu paye tes impôts pour que les pauvres accèdent a l'éducation, tu sais quoi? C'est ce qui fait la différence entre une civilisation de sauvages et une civilisation moderne. L'éducation pour TOUS.

Rien a foutre que la valeur du bac descende, qu'est ce qu'on s'en branle, je suis pour l'égalité et tant mieux si beaucoup de monde à les mêmes diplômes. Tu va sans doute tenter de me démontrer par A+B que c'est néfaste, mais ce que je voit moi, c'est que tu est pour le chacun pour soit, l'éducation pour les riches, la misère pour les pauvres qui vivront seulement grâce a la charité de deux trois riches bien pensant.

Donc merde. Tu me saoule.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Mar 4 Mai - 16:04

Non, il est même plus dur. Sujet de 1967 a l'appui par rapport a l'anale de bac actuel.

Mon oncle est ingénieur informaticien, le bac S (qui ne s'appelait pas ainsi) était autrement plus ardu.


Avant de bêler bêtement les mêmes conneries que tout le monde, faudra que t'aille les regarder les fameux sujets, parce que moi je trouve ça bidon.
Tu peux le trouver bidon, encore faut-il expliquer pourquoi.
Tu as des liens?

Et de toute façon, à propos du bac, là n'étais pas le propos: puisque un diplôme qui se répend et un diplôme qui perd en valeur.

Laïque si,
Non, elle a la religion républicaine étatiste.
gratuite pour les plus pauvres oui.

donc elle n'est pas gratuite pour tous.
T'es riche tu paye tes impôts pour que les pauvres accèdent a l'éducation,
Et en plus c'est faux car les pauvres payent des tas d'impôt, proportionellement à leurs ressources ils en payent parfois mêmes plus que les riches, jusqu'à 47% de leur revenu: charge sociales, CSG, TVA, taxes de conso diverses, ect. Et d'ailleurs n'importe quel autre impôt qui tue l'emploi.
Encore faut-il savoir comment marche (sur la tête) le système fiscal français.

tu sais quoi? C'est ce qui fait la différence entre une civilisation de sauvages et une civilisation moderne. L'éducation pour TOUS.
Une civilisation de sauvage est un oxymore.
L'éducation pour tous n'a aucunement besoin d'un Etat coercitif pour être garanti.
A la limite la civilisation de sauvage, pour reprendre des termes, serait plutôt celle qui impose une école unique, pour formater les jeunes citoyens, pour mieux qu'ils se fassent exploiter... et toi bien sûr tu tombes dans le panneau.
Les gauchos sont les meilleurs alliés du système.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Révolte le Jeu 6 Mai - 10:38

Cependant, j'etais dans un collège classé comme étant une ZEP, je suis
dans un lycée public du 93 et je n'est jamais étudié des textes de
RAP,de slam ou quoi que se soit d'autre en francais qui pourrait
"réduire" le niveau
Un sujet de Bac de quelques années porté sur un texte de MC Solar....

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Message par Miicky93 le Jeu 6 Mai - 18:40

Peut-être que certain professeur voit sa comme la poésie du XXIeme siècle.
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Révolte le Jeu 6 Mai - 18:47

Peut-être que certain professeur voit sa comme la poésie du XXIeme
siècle.
Si ce n'est pas nous abrutir...

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Jeu 13 Mai - 8:56

Ca en dit long sur le formatage "citoyen et festif de la répoublique française" :

http://img340.imageshack.us/img340/2170/edciv.png

Et ici on peut feuilleter le bouquin:

http://www.nathan.fr/feuilletage/?isbn=9782091718019

Là c'est de la vraie propagande... et impossible d'aller voir ailleurs!

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Révolte le Jeu 13 Mai - 12:57

J'ai lu le manuel, l'état ne sait plus quoi inventer pour se faire respecter....

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Jeu 13 Mai - 13:06

Mais non c'est pour construire des adultes responsables et citoyens te diras Helvetia!

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Camarade Troska le Jeu 13 Mai - 13:56

Sérieusement, ça va etre ça le manuel de cinquième ?
Quoi que, le programme d'histoire de seconde est pas mieux, on ne parle pas des révolutions, et on pose comme problématique " Pourquoi le capitalisme est-il bon pour nous "

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Miicky93 le Sam 15 Mai - 10:29

Mais j'ai le souvenir que les cours d'ECJS n'ont pas lieu très souvent. Généralement les professeurs prennent ces heures pour rattraper leurs retards sur le programme ou pour avancer.
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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Sam 15 Mai - 10:37

Quoi que, le programme d'histoire de seconde est pas mieux, on ne parle pas des révolutions, et on pose comme problématique " Pourquoi le capitalisme est-il bon pour nous "

Enfin une bonne chose! ^^ T'as un lien?

Mais j'ai le souvenir que les cours d'ECJS n'ont pas lieu très souvent. Généralement les professeurs prennent ces heures pour rattraper leurs retards sur le programme ou pour avancer.
Oui c'est vrai, et heureusement ^^

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Camarade Troska le Sam 15 Mai - 10:44

Remus a écrit:Enfin une bonne chose! ^^ T'as un lien?
En quoi c'est une bonne chose ?
Tu crois pas que 3/4 des profs d'Histoire défendent le capitalisme ? Mettre le capitalisme au centre du programme et lui lécher le cul, c'est de la propagande, rien d'autre.
Exit la révolution Fr, Russe ou autre, on veux pas sen parler. Je sais pas, mais moi j'hésite si j'ai des gosses à les foutre à l'école publique.

J'ai pas de lien, c'est un prof d'histoire au lycée qui milite à la CNT qui me l'a dit.

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Re: Les ravages de notre scolarité

Message par Remus le Sam 15 Mai - 10:52

En quoi c'est une bonne chose ?

Parce que le capitalisme a fait sortir de la misère des milliards d'êtres humains.

Tu crois pas que 3/4 des profs d'Histoire défendent le capitalisme ?

Bah ça c'est l'EN qu impose ses programmes bibiche, j'y peux rien. Si tu veux créer une école d'apprentis collectivistes, j'ai rien contre.

Mettre le capitalisme au centre du programme et lui lécher le cul, c'est de la propagande, rien d'autre.
Moi j'aimerai bien voir ce programme quand même.

Exit la révolution Fr, Russe ou autre, on veux pas sen parler. Je sais pas, mais moi j'hésite si j'ai des gosses à les foutre à l'école publique.
Il me semble que la révo russe on l'a voit en première non?
La révo française n'est plus dans le programme?! De toute façon vu comment elle était traitée c'est surement pas plus mal.

J'ai pas de lien, c'est un prof d'histoire au lycée qui milite à la CNT qui me l'a dit.
Ah bah oui bonjour l'objectivité!

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